Un petit peu d'histoire...

Menhir de la Grande Pierre

          On estime que les hommes préhistoriques vécurent sur notre commune, pour la chasse dans la forêt et pour la pêche dans la Seine et l’Ardusson. Ils bénéficiaient d’une situation élevée, la colline de la Gloriette, étant à 120 m d’altitude, qui permettait la défense. La colline de la Gloriette était, depuis des siècles, un lieu sacré où les grands chefs se faisaient inhumer munis de leurs armes et reliques. Les druides cueillaient le gui des chênes séculaires de la forêt du mont Morvois et accomplissaient des sacrifices sur les pierres des autels. En 2014, une équipe d’archéologues, lors de recherches préventives à l’extension du centre d’enfouissement, ont démontré la présence de l’homme préhistorique sur le site. - http://www.paleotime.fr/la-gloriette-saint-aubin-aube/

Menhir de la Grande Pierre

Vue du chœur de l’Eglise de Saint Aubin

Notre église

          A l’époque carolingienne, en 794, un capitulaire de Charlemagne ordonne la destruction des arbres et des bois, où le culte des druides s’est conservé. C’est la première destruction du mont Morvois.


      Saint Michel détruisit les derniers pouvoirs des anciennes croyances des druides et la fontaine sacrée devint la fontaine Saint-Michel.

         La cure de Saint-Aubin était à la présentation de l'abbesse du Paraclet. Une partie de l’Eglise est commencée au XI° siècle. Le portail et le contrefort nord sont de style roman et datent du XII° siècle. Les croisées et les ogives de la nef datent du XVI° siècle (1547). L’église porte le nom de Sanctus Albinus qui devint Saint Aubin. Le clocher a été détruit dans une tempête en 1861. 

La Chapelle Godefroy

         Au X° siècle les habitations se groupèrent autour de ce sanctuaire et de la maison fortifiée : rue du Village et de la Seigneurie.    

En 1789, le Prince Xavier de Saxe, comte de Lusace, est le seigneur de Saint-Aubin. En 1790, il y a 57 habitants.

En septembre 1795 est vendu comme bien national, le château de la Chapelle Godefroy.

        Le 10 février 1814, lors de la campagne de France*, 10.000 hommes commandés par le prince de Wurtemberg attaquent le 3° régiment de ligne posté entre la Chapelle Godeferoy et Saint-Aubin. La ligne de bataille s’élargit et s’étend depuis Marnay jusqu’à Tremblay. Vainement les masses ennemies cherchent à entamer l’armée française en lançant contre ses baïonnettes, soldats sur soldats. 10.000 assaillants ne peuvent rompre les rangs de 3.000 hommes. C’est le château de la Chapelle Godefroy qui sert de pivot à cette mêlée furieuse et inégale. Bientôt, le feu éclate au-dessus de Pont-sur-Seine : c’est le château de Madame Laeticia, mère de l’empereur, qui brûle. Celui de la Chapelle occupé sera enfin par l’ennemi.

* Note du rédacteur : La campagne de France est la dernière phase de la guerre menée par la Sixième Coalition contre l'Empire français, qui se déroule de fin décembre 1813 à avril 1814 et pendant laquelle Napoléon Ier tente d'arrêter l'invasion de la France et de conserver son trône. Face à des forces coalisées très supérieures en nombre, l'armée française remporte plusieurs victoires mais ne peut empêcher les principales armées coalisées, entrant par les frontières du nord et de l'est, de converger vers Paris tandis que d'autres avancent dans le sud-ouest et la vallée du Rhône. Après l'entrée des troupes prussiennes et russes dans Paris, l'empereur abdique le 6 avril 1814 et part en exil à l'île d'Elbe.


       

Vue du plan de la Chapelle Godefroy

             La commune de La Chapelle Godefroy  est réunie depuis 1832 à la commune de Saint-Aubin (qui porta provisoirement le nom de Corquelin, au cours de la Révolution française en l’an VIII).

              Pour l’histoire du nom de notre village, Saint-Aubin est un saint catholique, né à Angers en 468 et décédé en 550. Il a été évêque d'Angers à partir de 529.

              Jusqu’au XIX° siècle, la fête patronale de Saint-Aubin durait 5 jours entiers, ramenés à 4 en 1914, à 3 en 1939, et depuis 1945, à 1 seule journée, le premier dimanche de mars.

Une partie de cet article est extraite du site suivant qui vous apportera bon nombre d’informations sur notre village : www.jschweitzer.fr

Abbaye du Paraclet  

L’histoire de l’abbaye du paraclet est indissolublement liée aux deux amants les plus célèbres du Moyen Age, Héloïse et Abélard. 

Le théologien Pierre Abélard naît en 1079 et décède en 1142.
Il vient à Paris vers 1100. Il y suit l'enseignement de Guillaume de Champeaux, archidiacre de Notre-Dame de Paris à École cathédrale de Paris, mais il s'oppose à celui-ci en 1108 dans laQuerelle des Universaux, en prenant parti contre le " réalisme ", ce qui oppose les deux hommes jusqu'à leur mort. Il devient maître des écoles.          

          En 1110, il s'installe une première fois dans les environs de Paris sur lamontagne Sainte-Geneviève, où il fonde une école de rhétorique et de théologie. Il enseigne la rhétorique et la philosophie scolastique. Il jouit très rapidement d'une grande renommée dans le monde des intellectuels et passe vite pour l'un des philosophes les plus importants de sa génération. Son école est fréquentée par des auditeurs de toutes les nations, dont plusieurs hommes célèbres, tels que Jean de Salisbury, Robert de Melun, Pierre Lombard, Gilbert de la Porrée ou le futur pape Célestin II. 

              En 1122, Abélard alors moine à Saint-denis, et en proie à certaines difficultés avec sa communauté, obtient de son abbé, Suger, l’autorisation de s’en éloigner et de vivre à l’écart, avec un seul compagnon. Il choisit de s’installer en Champagne où il a quelques relations parmi les ecclésiastiques et les comtes de Champagne. Une terre lui est offerte par les seigneurs de Nogent dans la paroisse de Quincey, sur les bords de l’Ardusson, lieu alors désert et inculte. Abélard y crée avec du chaume et des roseaux, un oratoire, qu’il dédie à la Sainte Trinité. Dès que ses disciples connaissent cette retraite, on les voit accourir en foule, quittant les villes et les châteaux, " ne croyant pas acheter trop cher, par une vie pleine de sacrifices, les paroles d’un pareil maître ". Ils affluent pour bénéficier de son enseignement, et une nouvelle communauté se forme autour de lui. C’est de leurs mains qu’à l’oratoire primitif en est substitué un autre plus ample, en matériaux plus solides, que l’on appelle depuis le Petit-Moutier. Cette chapelle est dédiée par Abélard au Saint-Esprit protecteur : selon le terme grec, au Saint-Esprit Paraclet. Mais " un concours si flatteur porta au comble de l’exaspération des envieux, et les persécutions recommencèrent ".Il ne reste pus à Abélard qu’à reprendre le chemin de l’exil. 

              En 1127, il quitte le Paraclet pour le monastère de Saint-Gildas de Rhuys, en Bretagne, où les moines de l’abbaye l’élisent à l’unanimité pour leur abbé. De son côté, la femme d’Abélard, Héloïse s’est retirée dans le couvent d’Argenteuil où elle a débuté ses études, et dont elle est devenue prieure. 

              En 1129, elles sont expulsées par l’abbé Suger qui revendique la possession de ce domaine.Abélard qui a connaissance de cette situation, décide de confier à sa femme, devenue sœur dans le Christ, les bâtiments et les quelques terres qui constituent le Paraclet, et y reçoit Héloïse et ses consœurs. Le domaine étant à l’abandon, Abélard use de ses relations en Champagne, et rencontre le pape Innocent II, qui envoie Bernard de Clairvaux en inspection, et donne une bulle de confirmation générale des biens du Paraclet, et place l’abbaye sous la protection du saint Siège. L’avenir est assuré et les donations se multiplient. Le Paraclet demeure prieuré et Héloïse prieure.

              En 1147, le pape Innocent III les érige au rang d’abbaye et d’abbesse. Cette abbaye a toujours été confiée à des personnes prises dans la haute noblesse.Du commencement à la fin, elle est pour ainsi dire, inféodée à deux familles, celle des Barres et celle des de Larochefoucault.Quant aux religieuses, elles sont prises indifféremment dans toutes les classes.Les sœurs converses occupent un rang inférieur. En septembre 1795, l'Abbaye du Paraclet est vendue comme bien national. 

             Le 3 avril 1800, le cercueil renfermant les corps d'Héloïse et d'Abélard sont transférés à) Paris au couvent des Petits Augustins.  Le 16 juin 1817, les restes d'Abélard et d'Héloïse sont transférés au cimetière du Père-Lachaise. 

             De l’ancien refuge d’Abélard, occupé autour des années 1125, ainsi que de l’ancienne abbaye fondée par Héloïse en 1130, il ne reste rien aujourd’hui. Seul le nom de Paraclet désignant le monastère d’Héloïse, rappelle de façon concrète son souvenir et celui de l’église fondée par Abélard.

Textes réalisés par Frédéric DESCHATRETTE

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